La problématique des moustiques mobilise la Municipalité, et doit tous nous mobiliser au quotidien

Thématique : Environnement
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La présence du moustique a toujours été détectée dans le secteur du Val de Saône et plus particulièrement sur Anse.

Mais depuis quatre à cinq ans, l’arrivée du moustique tigre sur le territoire français est une nuisance supplémentaire.

Cette année les conditions climatiques, notamment la crue tardive en avril et la crue exceptionnelle de juillet, ont généré 3 semaines de prolifération du moustique en milieux naturels et de nouvelles pontes.

Dès lors les moustiques s’installent pour 3 à 4 semaines environ.

Beaucoup de personnes interpellent la Mairie en demandant l’utilisation de traitements chimiques :

Les traitements par pulvérisation en prévention à l’aide d’un nébulisateur ne sont plus autorisés depuis plusieurs années.

A une époque des traitements chimiques se faisaient en bord de Saône, mais pas en agglomération. Ils n’étaient efficaces que pendant quelques heures sur les individus adultes, et n’étaient pas sélectifs.

Il s’agissait d’un biocide (biocide = tuer la vie) venant nuire à l’ensemble de la biodiversité, et a été considéré comme un réel danger pour l’humain et notamment pour les enfants.

Désormais, tout traitement antivectoriel n’est possible que sur ordre du Préfet dans un contexte de risque sanitaire, si un cas de maladie vectorielle est avéré (dengue – chikungunya)

Il existe des bornes anti-moustiques pour espace privé et espace public :

Les bornes pour espace public ont un rayon d’action limité et sont d’un coût très élevé qu’une Commune comme Anse ne peut assumer.

Elles protègeraient trottoirs et rues, mais quasiment jamais les propriétés privées.

L’exemple la commune de Hyères a acheté dans un premier temps 157 bornes antimoustiques (BAM), borne rayonnant sur un espace entre 35 à 60 mètres, ce qui a représenté un budget de 600.000 €, se justifiait par une protection des touristes au bord de mer.

L’équipement individuel, de moindre coût, est plus adapté pour limiter les nuisances.

La Municipalité a donc décidé d’accorder une aide de 20 euros aux Ansois qui achètent une borne anti-moustique individuelle, sur présentation d’une facture avec nom et adresse de l'acheteur et d'un RIB à déposer en Mairie jusqu’au 30 septembre 2021. Renseignements à l’accueil de la Mairie ou www.mairie-anse.fr.

A savoir : Les autres espèces d’insectes (abeilles, papillons, coccinelles…) ne sont pas attirées par le piège et continuent de jouer leur rôle dans leur environnement.

Les mesures les plus efficaces : la prévention

Favoriser l’implantation de méthodes douces : La commune a installé par exemple des nids de mésange dans les parcs de la commune pour reconstituer une chaîne biologique pouvant agir sur un certain nombre de nuisibles (moustiques, chenilles processionnaires, etc.)

Empêcher le moustique tigre d’éclore :

Le moustique tigre est très actif et diurne.

Le moustique tigre (Aedes albopictus) est une espèce de moustique exotique invasive, originaire d’Asie. Il est extrêmement nuisant, avec des piqures douloureuses qui peuvent provoquer d’importantes démangeaisons. Il est également vecteur des virus de la dengue, du chikungunya et de Zika s’il s’est contaminé en piquant une personne malade.

Identifié pour la première fois dans le sud de la France en 2004, l'expansion de son aire d'implantation en France métropolitaine fait l'objet, depuis, d'une surveillance entomologique. Il est désormais considéré comme implanté dans 64 départements métropolitains, dont 10 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (Ain, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie et Haute-Savoie).

Sa particularité vient de ses gites larvaires constitués essentiellement de gites artificiels en milieu anthropique où l’eau stagne, comme les coupelles des pots de fleurs, les pneus usagés, les encombrants, les jeux d'enfants, les gamelles d’eau des animaux de compagnie, les récupérateurs d’eau de pluie, les terrasses sur plots, les gouttières, les bâches, les piscines abandonnées...

Il n’a besoin que de petites quantités d’eau pour se développer. C’est un moustique qui s’installe facilement dans les zones urbaines et péri-urbaines.

Les gîtes de reproduction du moustique tigre sont toujours de petite taille: les creux des arbres mais surtout tous les petits espaces d’eaux stagnantes créés par l’hommeet dépourvus d’autre forme de vie(seaux, vases, soucoupes, fûts, citernes, écoulements de gouttières, pneus, dalles béton sous les terrasses sur plots, etc.).

Le moustique qui vous pique est né tout près de chez vous ! dans un rayon de 25 à 50m autour de son lieu d’éclosion (jusqu’à 100m maximum). La vigilance se porte donc souvent chez soi, chez ses voisins.

L’action sanitaire contre le moustique est véritablement une action collective, en supprimant ces petits espaces d’eau sans vie, en couvrant les réserves d’eau et en changeant régulièrement l’eau des abreuvoirs.

Les élus et les agents sont formés régulièrement pour essayer de trouver des solutions efficaces pour la lutte de ce nuisible. Les actions de communication auprès de la population sont nombreuses et variées.

Nous portons aussi à votre connaissance les principaux outils de communication à votre disposition :

Une plaquette « Participez à la surveillance du moustique tigre », disponible sur demande à l’ARS ou téléchargeable sur le site de l’ARS ;

La plaquette « Moustique tigre – Faisons équipe avant qu’il pique », téléchargeable sur le site de l’EIRAD ;

- Les outils de communication élaborés par le Département du Rhône, téléchargeables sur le site www.rhone.fr/moustiquetigre

- Voir article sur site internet de la Mairie